Il n'y aura pas d'autorisation temporaire, pour les télés associatives, pendant la campagne présidentielle. Le C.S.A entend ainsi museler une partie de la population et favoriser les autres, ceux que l'on entend trop. Cette décision du C.S.A porte atteinte à la liberté d'expression, pourtant inscrite dans la Déclaration des Droits de l'Homme. Télé Bocal veut faire front, avec les autres télévisons associatives, afin de contrer cette sentence. Nous demandons donc au C.S.A d'autoriser les télés associatives à émettre, afin de redistribuer équitablement la parole. Ceci est la seule chance d'obtenir un vrai pluralisme, qui donne la place à la diversité d'opinion. Aussi invitons-nous le C.S.A. à revenir sur sa position et à nous autoriser à émettre.
Le C.S.A, protégerait-il la campagne présidentielle de l'esprit critique de la population ? Habituellement, la télé, s'attache à donner la parole dans des débats arrangés, par avance, et fait ainsi croire à une liberté de parole qui n'existe pas réellement, dans les faits.
Jacques Chirac a nommé Dominique Baudis à la tête du C.S.A. Notre futur Président de la République désignera, prochainement, quelqu'un de son bord, pour lui succéder. Nous sommes donc condamnés à subir cette valse de présidents du C.S.A. choisis par les instances politiques. Dans ces conditions, comment le C.S.A. peut-il être indépendant ? La télévision libre peut-elle exister ?
Le C.S.A est, en principe, la haute instance de régulation et ceux qui y siègent sont appelés "les Sages". Par leurs fonctions, ils sont théoriquement tenus de faire respecter le pluralisme et la diversité d'opinion. Les télévisions associatives sont soumises à une réglementation spécifique pendant les campagnes électorales (même temps d'antenne pour chaque candidat, etc.), comme toutes les autres télévisions. Alors, pourquoi le C.S.A nous inflige-t-il, en plus, cette interdiction ?
Nous sommes persuadés du bien fondé de notre démarche, convaincus que la télévision de proximité sera la bouffée d'oxygène du P.A.F. que tout le monde attend.
Soyez sans crainte, nous ne capitulerons jamais. Nous n'arrêterons jamais Télé BOCAL. Comptez sur nous pour redistribuer la parole équitablement, dans la mesure de nos possibilités.
Aujourd'hui, quasiment tous les médias font parti de groupements financiers ultra-puissants, très peu ont pu rester indépendants.
La seule chance d'un vrai pluralisme d'opinions est de nous autoriser à émettre, c'est ce que nous attendons du C.S.A. et ce qu'il devrait faire s'il faisait convenablement son travail.
Richard
novembre 2001